Cheikh Mouhammadou Moustafa Mbacké


Fils de Cheikh Ahmadou Bamba, et premier khalife de Celui-ci ; tel est la première description que l'on fait de Cheikh Moustapha.<br /> Il est le frère cadet de Sokhna Faty Dia Mbacké, et ainée de Cheikh Mouhammadou Fadel, Serigne Bassirou, Serigne Abdoul Ahad entre autres, pour ne citer que ceux-là.<br /> Serigne Mouhammadou Moustapha s'est très tôt distingué par par son courage inégalé, une intelligence hors du commun, et d'immenses qualités de rassembleur, d'organisateur, de bâtisseur. Bref des qualités qui lui ont permis, au rappel à DIEU de Cheikhoul Xaddym, de mené la mouridiyyah selon les enseignements de Celui-ci. Cheikh Moustapha vu le jour en 1888 à Darou Salam, d'une mère elle-même issue d'une grande famille d'érudits, Sokhna Aminata LÔ. C'est d'ailleurs son oncle maternel, Serigne Ndame Abdou Rahmane LÔ, disciple et compagnon de première heure du Cheikh, qui allait se charger de son initiation au Coran, tandis que Mame Thierno Birahim MBACKE, frère cadet du Cheikh, allait assurer à son tour sa formation dans les questions théologiques. Par la suite, son père, le Cheikh en personne, se chargera de guider ses pas dans les arcanes de la formation mystique. Jamais étudiant ne fut aussi doué. Il excellera à un point tel que son père le désignera comme successeur avec pour mission, le raffermissement de la cohésion de la Communauté Mouride dans le but de la faire prospérer, mais surtout l'édification de la Grande Mosquée, pour la seule gloire de Dieu. Il n'est peut-être pas superflu de dire que les contemporains ont rapporté que son Père lui témoignait une réelle affection car on avait le sentiment qu'il savait qu'il avait bien investi sa confiance.<br /> Lorsque Cheikh Mouhammadou Moustapha disparu le 13 Juillet 1945, l'édifice avait déjà pris forme : les fondations en étaient achevées et les murs avaient atteint la hauteur d'une terrasse. L'image d'un travailleur infatigable, d'un érudit possédant à la perfection les Sciences Coraniques et la langue arabe planait sur l'assistance.<br /> Le témoignage de Soxna Maïmouna MBACKE la benjamine du Cheikh est particulièrement édifiant. En effet, elle aimait souvent raconter que, toute jeune, encore du vivant de leur vénéré père, à un âge où elle n'avait pas encore une conscience claire de son lien de parenté avec Cheikh Mouhammadou Moustapha, son attention avait été attirée par l'empressement de ce jeune homme à aller au devant de ses moindres désirs, à elle et aux autres enfant du Cheikh.<br /> Elle avait remarqué chez lui un zèle et un dévouement qui allait même, souvent, jusqu'à leur offrir son vêtement pour s'essuyer les mains après les repas. Elle avait fini alors par dire à ses frères : ' Qu'il est bon, ce talibé de notre père ! '.


  • Ses Oeuvres Category
  • Recueils de Sermons Autres