Cheikh Abdoul Karim Samba Diarra Mbaye


Né en 1868 et fils de Ahmadou et de Soxna Ndack Kane, Cheikh Samba Diarra est l'un des disciples de Serigne Touba qui habitaient Saint Louis. Originaire de KOKI, il fût l'un des poètes les plus fascinants dans l'univers wolof, ci réewi wolof. Il faisait part de ces saints difficilement repérables ; car il vivait dans la masse, comme tout le monde ; et allait même vendre au marché.<br /> En allant faire allégeance à Cheikhoul Xaddym, Cheikh Samba Diarra rejoignait son frère ainée Cheikh Sadiaye, à Ndiarème. Contrairement à ce que plus d'un raconte sur son allégeance, il n'a jamais été un griot qui battait des tam-tam. Cheikh Samba Diarra fût un éminent érudit qui mémorisa le coran à son bas âge ; plutard il quitta KOKI pour rallier la ville de Saint-Louis afin d'y étudier les sciences religieuses. Son travail a contribué à diffuser les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba parmi les masses wolof. Tantôt sur ses poèmes, il fait des insertions de mots arabes, des phrases et des prières, y compris dans les ouvertures et fermetures. Il a composé de nombreux poèmes, y compris les louanges dédiée à Cheikh Ahmadou Bamba et sa contribution au Sénégal, ses miracles en Mauritanie, et les qualités de Cheikh Ibra Fall.<br /> Parmis ses oeuvres poétiques, ‹‹ Jazbul Majzoob ›› (‹‹ l'attirance du majzoob [l'attiré] ››) reste le plus populaire.<br /> ‹‹ Sâhibul Ayâti ››(surnom que le Cheikh lui avait donné et qui signifie : l'homme qui excelle en poésie) est aussi un proche parent de Serigne Mor Kayré (1869-1951), un autre éminent spécialiste wolofal mouride. Tous deux vivaient ensemble en Mauritanie et rendaient visite à leur maître, Cheikh Ahmadou Bamba, qui y fut exilé par l'administration coloniale française de 1903 à 1907.<br /> Un jour lors d'une de ses promenades au bord du fleuve Sénégal, il croisa des jeunes demoiselles d'une beauté indescriptible. Il leur demanda l'objet de leur présence sur les lieux. Elles répondirent qu'elles ont été envoyées pour venir accueillir un de leur seigneur un talibé de Serigne Touba du nom de Cheikh Samba Diarra Mbaye . Il retourna chez lui en abandonnant ses chaussures sur place. Quelques temps après il quitta ce monde. Avant de partir il écrit :<br /> ‹‹ ku sédduwul man séddu naa,<br /> ku fadduwul, man faddu naa,<br /> Ba matlu, wéésu naa dansa,<br /> Yalla ak sa barké, maa la gëm ››.<br /> Quelques temps aprés ces vers, Serigne Samba Diarra Mbaye fût rappelé à Dieu, en 1917. Son mausolée se trouve au cimetière de Thiém, à Saint-Louis du Sénégal.